Aller plus loin avec la série L

Parler de série L en évoquant un boîtier amateur peut faire sourire. Mais voilà. Le Canon EOS 600D, comme son prédécesseur, le 550D et les EOS 60D et 7D, embarque un capteur APS-C de 18 Mpxl. Une définition élevée. La plus haute sur ce type de capteur, toutes marques confondues.

On peut citer quelques avantages, pêle-mêle. D’abord, une latitude plus grande pour effectuer de grands tirages. Mais aussi pour recadrer ses images. Avec une condition importante, toutefois : avoir des optiques à la hauteur. La gamme EF est pléthorique chez Canon. Le choix est également très large sur le front des modèles EF-S, dédiés au format APS-C. On trouve par exemple des optiques professionnelles, comme le 17-55 F2,8 IS USM. Certaines focales fixes au prix maîtrisé devraient figurer dans tous les fourre-tout : le 50 mm F1,8 II ou 50 mm F1,4 USM et le 85 mm F1,8 USM offrent tous d’excellentes performances. Mais la série L n’a pas d’équivalent en termes de fiabilité et de qualité. Toutes ne feront pas bon ménage avec le 600D. Question de poids, surtout. Sans le grip, le maniement du 70-200 mm F2,8L IS USM II n’est pas des plus aisés. En revanche, son équivalent à F4 constant fait merveille. Investir dans une optique de cette prestigieuse gamme n’engendrera jamais de regrets. Mieux, c’est un pari sur le long terme. Et en cas de futur passage vers le plein format, on est assuré de partir sur de solides bases.

17-40 mm F4L USM

Ce zoom grand-angle se comporte comme un 27-64 mm (éq. 24 x 36) sur le 600D. S’il n’est pas doté de la stabilisation IS, il offre une ouverture constante à F4 sur tout le champ. Ce qui s’avère suffisant au regard des performances des boîtiers actuels en hautes sensibilités. La distance minimale de mise au point de 28 cm à toutes les focales est appréciable. À noter, le diamètre de 77 mm est le même que sur le 24-105 mm F4L IS USM. Les utilisateurs de filtres n’y seront pas insensibles.

24-70 mm F2,8L USM

Le zoom est incontournable en 24 x 36. Avec son ouverture constante à F2,8, il offre un piqué exceptionnel à toutes les focales et ouvertures, même sur les capteurs les plus exigeants, comme le Cmos de 21 Mpxl du 5D Mark II. Une fois le pare-soleil monté, l’objectif n’est pas des plus discrets. Sur un reflex comme le 600D, mieux vaut l’utiliser avec la poignée optionnelle BG-E8 pour trouver un bon équilibre. L’absence de stabilisation n’est pas pénalisante, étant donné l’ouverture. Il s’agit là d’un investissement que l’on ne regrette pas.

100 mm F2,8L Macro IS USM

Une optique de référence. La première dans la gamme EF, à embarquer un système de stabilisation hybride, qui permet de compenser les vibrations angulaires. Cette technologie s’avère précieuse pour les photos rapprochées. Mais c’est surtout par son piqué que cet objectif se démarque. Dès la pleine ouverture, il offre une qualité d’image exceptionnelle. Le châssis tropicalisé permet de l’utiliser dans des conditions difficiles. En APS-C, cet objectif se comporte comme un 160 mm. Une focale intéressante pour pratiquer le portrait, avec une distance minimale de mise au point idéale.

24-105 mm F4L IS USM

C’est le transstandard idéal en plein format. Il se révèle polyvalent sur le terrain, en reportage, permettant de réaliser des vues au grand-angle ou des portraits. Plus compact et léger que le 24-70 mm F2,8L USM, il offre des performances de haut niveau. Le piqué s’avère très bon à toutes les focales. On constate un peu de vignettage à pleine ouverture, à 24 mm. Mais les derniers EOS permettent de corriger automagiquement ces défauts en interne. La stabilisation est très efficace, offrant un gain de quatre vitesses. À première vue, cette optique n’apparaît pas comme un choix pertinent pour le possesseur d’un EOS 600D, sur lequel il devient un 38-168 mm (éq. 24 x 36). À moins de posséder également le 17-40 mm.

70-300 mm F4-5,6L IS USM

On n’attendait pas forcément un zoom de ce genre au sein de la série L. Le fait qu’il ne soit pas doté d’une ouverture constante, à F4 par exemple, peut surprendre. Pour autant, ce type de zoom, incontournable en monture EF, méritait une monture tropicalisée et une formule optique ambitieuse. C’est désormais chose faite. Sur le 600D, il offre l’équivalent d’un 112-480 mm (éq. 24 x 36). Intéressant pour la photographie d’action.

70-200 mm F4L IS USM

Ce téléobjectif offre un rapport qualité/prix très intéressant. Bien plus abordable que son alter ego ouvrant à F2,8, il s’avère aussi plus léger et plus compact. La qualité d’image est tout simplement excellente à toutes les focales et toutes les ouvertures. Avantage non négligeable, le fût ne se déploie pas lorsque l’on zoome, ce qui évite l’intrusion de poussières. La stabilisation fonctionne très bien. La construction est robuste. Sur le 600D, il se transforme en un 112-320 mm. Soit une plage de focales idéale pour la photographie sportive ou animalière. L’ouverture à F4 n’est pas si pénalisante qu’on pourrait le penser en ce qui concerne la profondeur de champ. Même si le flou n’est pas aussi nimbé que sur un boîtier plein format. À noter, il existe aussi une version non stabilisée.

70-200 mm F2,8L IS USM II

Ce téléobjectif est le chouchou des photographes professionnels équipés en Canon. La qualité d’image est à couper le souffle sur toute la plage de focale. La construction est de haut niveau, avec de larges bagues qui assurent une mise au point onctueuse. Son prix le réserve aux plus passionnés. Une telle optique rend pleinement justice aux 18 Mpxl du 600D. Mais comme pour le 24-70 mm F2,8L USM, avec lequel il forme un duo très complémentaire, le renfort de la poignée est indispensable pour assurer une bonne prise en main.

Posté le : 13 septembre 2011
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