Auriane Allaire est une lycéenne de 16 ans passionnée par l’art et la photographie. Depuis 4 ans elle pratique activement la photographie et pose pour de nombreux photographes. Entre la photo en studio, la photo à « risque », les mises en scènes biens calibrées, l’autoportrait… Auriane relève tous les défis lorsqu’elle pose, que ce soit pour d’autres ou pour elle même.
L’équipe du blog « dialogue entre amateurs d’images » a voulu en savoir plus sur sa passion de « modèle » indissociable de sa passion de photographe. Nous l’avons donc interviewé.
Qui es-tu Auriane ?
Lycéenne en terminale L options arts plastiques
Ta personnalité en 3 mots ?
Perfectionniste, stressée, minutieuse
Tu es modèle et photographe, qu’est ce que ça signifie Modèle ?
Poser pour quelqu’un ?! Quand le photographe désire une pose particulière, il faut savoir s’exécuter. Et même si pour cela il faut faire face à certains risques comme celui de tomber malade ou de se faire mal par exemple.
Comment se passe les shooting du côté du modèle ?
On se sent ailleurs. Un lien de complicité se crée avec le photographe. C’est agréable de partager ce genre de moment avec eux. On ne peux pas échapper au regard critique d’autrui mais comme je suis myope c’est plus pratique d’en faire abstraction
!!
Poser en tant que modèle est parfois moins compliqué que d’être à la place du photographe qui capture l’image. Il faut avant tout obéir et innover. Être photographe implique d’être aux commandes. En tant que photographe, j’ai parfois du mal à expliquer la mise en scène ou le rendu aux modèles. Beaucoup de facteurs sont en jeux : le temps, le modèle, son expérience… Et moins le modèle est expérimenté, plus les expressions ou poses doivent être accompagnées de conseils précis.
J’ai commencé à faire des autoportraits dès mes débuts. Du coup, c’est devenu un automatisme quand j’ai envie de faire une photo, j’ai tout de suite une idée de rendue et l’image me vient à l’esprit . C’est moins fatiguant, dans le sens où je suis maître de ce que je fais.
Alors tu es plus photographe ou modèle ?
Les deux me conviennent. J’aime autant prendre des photos que poser et les deux sont complémentaires. Le fait de poser, de la même manière que de faire des autoportraits, avec lesquels on obtient un autre regard sur soi même, sont deux très bons moyens pour guider soit même ses modèles par la suite. Et inversement, il est bénéfique d’exploiter d’autres visages, pour mieux poser par la suite.
Y a t-il une session photo qui t’as particulièrement marquée ?
Celle avec Victor Habchy. La deuxième fois que je le rencontrais. Ce jour là, il pleuvait, on est allé sous la pluie, alors que tout le monde nous observait à l’abri. Certains mêmes nous filmait. On a eu la même réaction en voyant l’averse. C’était mémorable. D’ailleurs, cette photographie a été exposée au salon de la photo.
Pour toi, qu’est ce qu’un portrait réussi ?
Un portrait où on prend des risques.
Avec qui aimerais-tu particulièrement travailler ?
Nicolas Méphane, il réalise des photographies de mode, avec une ambiance qui m’épatera toujours. Son traitement est très minutieux, il cherche à aller plus loin dans la recherche de ses idées.
J’aimerai discuter avec lui afin de voir comment il perçoit la photographie. Partager un projet pour voir ce qu’il créera à partir d’un modèle et s’il a un regard qui diffère du mien.
Des projets à venir ?
Oui et il se nomme GASH…









