Un compact doté d’une fiche technique aussi riche mérite la palme de la performance.
Après le P7000, fer de lance des compacts experts de Nikon, voici le P300, plus discret, plus compact, plus abordable. Autant le premier affiche sa vocation par un boîtier de taille confortable, autant le second pourrait presque passer pour un compact courant. À ceci près que son sélecteur de fonctions montre la présence des modes Priorités et qu’il dispose d’une paire de molettes pour les réglages. La fiche technique est alléchante. Nikon utilise un capteur Cmos de 12 millions de pixels. De type rétroéclairé, une technique qui favorise la gestion des sensibilités élevées, il envoie les pixels vers le système de traitement d’image Expeed C2, héritage des reflex de la marque. Le zoom offre une amplitude modérée, mais démarre, en équivalent 24 x 36, à 24 mm pour monter jusqu’à 100 mm. Nikon l’a rendu très lumineux à la focale de départ, F1,8, ce qui signifie que les amateurs de photo nocturne seront ravis. Cet objectif est stabilisé avec le système VR, dont l’efficacité n’est plus à démontrer. Pour viser, régler et visualiser les photos, un LCD de trois pouces offre une définition ultra précise, avec 921 points, comme c’est le cas sur les reflex.
Des modes Scènes à foison
Les réglages s’appuient sur de nombreux modes Scènes. Deux d’entre eux plairont beaucoup : le panorama par balayage pour des photos de paysage en grande largeur, et le HDR, une technique efficace quand la présence de zones très sombres et très claires dans la même photo pose des problèmes aux capteurs numériques. L’ergonomie est satisfaisante, mais l’usage des modes Priorité s’appuie sur une utilisation contestable des molettes. On pouvait faire plus simple. À ceux qui aiment sortir du simple viser/déclencher sans pour autant jouer de la vitesse et de l’ouverture, Nikon propose une belle batterie d’options. À la prise de vue, outre l’HDR, le panorama et la multitude de modes Scènes, le P300 propose des rendus spécifiques. Le sépia, le noir et blanc contrasté ou encore les low key et high key pour des rendus spécifiques des basses et hautes lumières. En mode Lecture, une pléthore de commandes améliore l’image (D-Lighting, Maquillage…) ou lui procurent un aspect « travaillé » : Miniature, Fish-eye, Peinture… Il faut également ajouter à cela, grâce à la célérité du capteur, la faculté de photographier à 8 im/s (pendant une petite seconde, le temps d’enregistrer sept photos). Et même de filmer 60 ou 120 im/s, mais là, les photos sont en définition VGA (640 x 480), pour obtenir de superbes ralentis. On se dit que ce P300, avec ces multiples atouts, occupe une position inédite dans le monde des compacts.
Pour qui ?
Voilà un compact qui s’adresse à ceux qui cherchent un appareil offrant tous les automatismes et les effets amusants des appareils grand public et qui veulent aussi profiter des atouts essentiels d’un modèle expert : zoom lumineux, capteur plus qualitatif et modes Priorités.
Notre avis
Le Coolpix P300 est assez unique en son genre, car il offre le meilleur de la technique sous un encombrement des plus réduits. Et avec élégance. Pour la plupart des amateurs, le zoom grand-angle performant et stabilisé, les fonctions ludiques, la qualité des photos et les vidéos en Full HD emportent l’adhésion.
Accu EN-EL12
Comme la quasi-majorité des compacts, le P300 embarque une batterie d’une capacité raisonnable, mais insuffisante pour profiter intensivement, une journée durant, de tous ses atouts techniques. Un accu EN-EL 12 de plus dans sa besace est tout indiqué.
Carte Lexar SDHC 8 Go
Avec la Full HD au menu, il faut prévoir un espace de stockage suffisant pour pouvoir partir l’esprit tranquille. Les cartes Lexar SDHC présentent l’avantage d’être rapides en lecture comme en écriture. Surtout, elles sont très fiables…
Étui CS-P07
Cette housse en cuir est taillée sur mesure pour accueillir le Nikon P300. On peut l’accrocher à la ceinture et mettre ainsi le boîtier à l’abri des chocs ou rayures éventuelles. Il s’avère élégant, comme le P300, ce qui ne gâche rien !




