La qualité des clichés reste le véritable nerf de la guerre sur le marché des smartphones premium. Chaque année, les constructeurs s’affrontent pour imposer leurs nouveaux modèles dans ce secteur ultra-concurrentiel. Récemment, le Galaxy S25 Ultra de Samsung a fait son arrivée. S’il séduit indéniablement par la refonte de son design et l’excellence de son écran, ses performances photographiques nous ont clairement laissés sur notre faim une fois la nuit tombée. Une faiblesse qui attise forcément la curiosité face à des rivaux toujours plus féroces.
Le Xiaomi 17 Ultra fait vaciller Samsung
C’est dans ce climat tendu que Xiaomi dégaine son 17 Ultra, un fleuron équipé en partenariat avec Leica. Ce terminal ne cache pas ses ambitions et s’attaque frontalement au champion de Samsung. Le site spécialisé NotebookCheck s’est d’ailleurs penché sur ce duel photographique. L’approche technique des deux géants diverge totalement. Le constructeur chinois mise sur un grand capteur principal d’un pouce fourni par Omnivision, couplé à la technologie LOFIC. En face, le S25 Ultra s’accroche à son capteur de 200 mégapixels. Or, cette définition vertigineuse ne garantit pas toujours la victoire.
L’art délicat de la photographie nocturne
Sous un grand soleil, les deux appareils boxent dans la même catégorie et livrent des images comparables. La donne change radicalement dès que la lumière vient à manquer. En intérieur ou à la tombée du jour, le Xiaomi 17 Ultra prend largement la tête en capturant des scènes plus détaillées et dotées d’une bien meilleure dynamique. Le rendu final colle au plus près de ce que l’œil humain perçoit. Le Galaxy S25 Ultra a fâcheusement tendance à trop lisser les contours, sacrifiant au passage la précision dans les zones d’ombre.
Cet écart se creuse encore davantage en pleine nuit. Le modèle de Xiaomi parvient à figer les détails sans jamais brûler les sources lumineuses, offrant des clichés nets, équilibrés et dépourvus de bruit numérique. Le smartphone coréen peine à suivre la cadence, affichant un grain prononcé et perdant un grand nombre d’informations visuelles. Xiaomi prouve ainsi sa supériorité sur un exercice où Samsung brillait historiquement, redessinant au passage la hiérarchie des meilleurs photophones du marché.
Exploiter cette puissance pour ses autoportraits
Avec des modules photo arrière devenus si redoutables, il devient presque frustrant de devoir se contenter des petits capteurs frontaux pour tirer le portrait. Insta360 l’a bien compris et vient d’annoncer le Snap. Cet accessoire inédit se présente comme un petit miroir numérique qui vient se greffer magnétiquement au dos de votre smartphone iOS ou Android. L’idée est simple : vous permettre de cadrer parfaitement vos selfies tout en utilisant l’objectif principal de votre téléphone. L’écran tactile de 3,5 pouces vous donne même le contrôle total sur l’application photo, évitant ainsi les fastidieux retournements d’appareil.
Plutôt que d’imposer une connexion sans fil capricieuse, le Snap se branche via un court câble USB-C intégré. L’écran s’allume et se connecte dans la seconde. Le catalogue de la marque propose deux déclinaisons pour ce gadget. La version standard s’affiche à 79,99 dollars, tandis qu’une déclinaison à 89,99 dollars embarque un anneau lumineux idéal pour déboucher les ombres sur un visage. Fait intéressant, le moniteur est dépourvu de batterie interne et puise son énergie directement dans le smartphone. Insta360 prévient que l’autonomie du téléphone peut fondre de 15 à 20 % lors d’un usage prolongé. Un compromis largement acceptable au vu du confort apporté par cet écran toujours prêt à l’emploi.
Une ergonomie efficace mais parfois capricieuse
Après une bonne semaine passée à éprouver ce système sur un iPhone 16 Pro, le résultat est particulièrement convaincant. L’accessoire supplante sans mal des solutions comme la coque Selfix de Dockcase. Là où cette dernière se contentait d’afficher une vignette tronquée, le Snap offre une vue interactive sur l’intégralité de l’interface.
Quelques subtilités techniques requièrent néanmoins un temps d’adaptation. Si l’affichage fonctionne instantanément sur Android après avoir autorisé le partage d’écran, le système d’Apple demande une petite manipulation. Lors de la première utilisation sur iOS, il faut impérativement fouiller dans les réglages d’accessibilité pour activer la fonction zoom, seul moyen de débloquer le contrôle tactile. Le format d’image demande lui aussi de faire un choix. L’écran du Snap étant moins allongé que nos téléphones actuels, vous devrez opter soit pour un affichage avec des bandes noires latérales rendant les textes minuscules, soit pour un mode zoomé plein écran. Bien que plus confortable visuellement, ce dernier rogne les extrémités de l’interface et peut rendre certains boutons inaccessibles.
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